White House Down : Roland Emmerich de retour dans les 80’s

de le 27/03/2013
 
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Après s’être rêvé grand auteur classique le temps d’une aventure shakespearienne en grande partie ratée, Roland Emmerich opère un « back to the basics » avec White House Down dont le titre ne laisse aucune espèce de doute sur le contenu : la Maison blanche est attaquée, comme ce fut le cas dans d’innombrables séries B des années 80, et il y a un héros qui va sauver le président.

On pensait l’avoir perdu avec Anonymous mais le revoilà. Roland Emmerich, l’auteur allemand devenu roi des blockbusters US, le type qui aura réussi l’exploit de tout détruire dans ses films catastrophes, augmentant sans cesse le calibre et rapportant toujours plus de millions de dollars à ses producteurs. Il lui fallait revenir à quelque chose de simple, de rentre-dedans, de quoi astiquer une nouvelle fois cette bannière étoilée qui lui aura tout apporté, tout en renouant avec une certaine tradition de l’actioner US. Projet jumeau du Olympus Has Fallen d’Antoine Fuqua (habilement retitré La Chute de la Maison Blanche pour sa sortie précipitée par SND, soit la traduction littérale du titre du film de Roland Emmerich) White House Down bénéficie du double de budget – soit 150 millions de dollars – et d’un casting plus inattendu, même si le pitch reste sensiblement très proche.

White House Down

En gros, White House Down c’est ça : Le policier du Capitole John Cale vient de se faire recaler pour son job de rêve, entrer aux services secrets pour protéger le président des États-Unis. Afin de ne pas attrister sa fille avec la nouvelle, il décide de lui faire visiter la Maison Blanche, quand le lieu est pris d’assaut par un groupe de paramilitaires armés jusqu’aux dents. Avec un gouvernement plongé dans le chaos total et l’horloge qui tourne, C’est à John Cale de sauver le président, sa fille, mais aussi le pays.

Voilà, c’est donc bien évidemment à un modèle de finesse qu’il faut s’attendre. Exactement ce qu’on attend de Roland Emmerich, en espérant qu’il se soit calmé sur la durée de ses films qui, à l’exception de 10000, dépassent tous allègrement les deux heures depuis 20 ans avec à chaque fois de sérieux ventres mous dans la narration. Quoi qu’il en soit, White House Down est écrit par James Vanderbilt, scénariste difficile à cerner à qui on doit les scripts de Basic et Zodiac, mais également du calamiteux The Amazing Spider-Man ou du futur remake de RoboCop. Le script a été vendu comme quelque chose dans la lignée de Piège de cristal et Air Force One, sachant qu’il est bien difficile de situer ces deux films sur une même échelle, et les premières images laissent voir une représentation du chaos plutôt alléchante pour le moment. Au casting on retrouve Jamie Foxx dans la peau du président des USA, mais également Channing Tatum dans celle du héros John Cale, et une poignée de seconds rôles avec des sacrées gueules : Jason Clarke, James Woods, Richard Jenkins et Maggie Gyllenhaal. Shooté avec la Arri Alexa avec Anna Foerster à la photographie (elle avait déjà bossé pour Emmerich sur Anonymous), White House Down a plutôt de la gueule. Des explosions dans tous les sens, des terroristes, l’Amérique touchée en plein cœur, plein d’hélicoptères, Channing Tatum en marcel, pas mal de bonnes raisons d’attendre cet actioner old school nourri à la terreur du 11 septembre.

White House Down sortira le 28 juin 2013 aux USA et le 4 septembre 2013 en France.