The Dark Knight Rises, expérience du prologue en IMAX

de le 15/12/2011
 
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Alors qu’il se frayait déjà un chemin hier dans l’internet mondial sous la forme d’un screener dégueulasse même pas digne d’un nanar philippin, nous avons eu la chance, au même moment ou presque, d’assister à la diffusion du fameux prologue de The Dark Knight Rises. Pour l’occasion Warner Bros a fait les choses en grand en invitant près de 300 personnes, pour la plupart journalistes et/ou blogueurs britanniques, à la projection de ce prologue sur le plus grand écran du Royaume-Uni. Parmi ces privilégiés, une poignée, littéralement, de frogs partis aux aurores en Eurostar pour voir ces fameuses 6-7 minutes qui ont enflammé la presse américaine.

Après une présentation succincte d’Emma Thomas, productrice des 3 derniers épisodes de Batman et Mme Nolan à la ville, est revenue sur les raisons de cette volonté de filmer en IMAX pour Chistopher Nolan qui souhaite retrouver les sensations de ses expériences de cinéma immersives dans les grandes fresques hollywoodiennes vues dans sa jeunesse. Une présentation très brève sans entrer dans les détails. La suite, c’est ce fameux prologue, bien moins conséquent que celui de The Dark Knight mais tout aussi impressionnant, sinon plus.

En quelques minutes, après une intervention du commissaire Gordon qui nous ressort une tagline bien connue « I believe in Harvey Dent », place à l’attraction, à savoir Bane, LE bad guy de cet ultime épisode de l’ère Nolan. Dans une introduction puissante comme il les maitrise tant, il établit sa vision de Bane, à savoir non pas une brute épaisse mais un véritable cerveau du terrorisme international, capable de pousser ses sujets aussi loin que possible. Le temps d’un « The fire rises », et alors que le masque porté par Tom Hardy rend bien difficile la compréhension totale de ses propos, Christopher Nolan nous sort une scène de braquage aérien assez dingue, et un plan sur Bane qui s’en va accroché à son filin au bout d’un avion, emportant sa proie avec lui. Une séquence avec autant de dialogues que d’action, que Nolan semble dompter un peu mieux que d’accoutumée, mais une séquence un brin frustrante tant elle est courte et se révèle pleine de promesses. Le reste du « prologue » est un montage extrêmement rapide d’images du film, nous révélant une Anne Hathaway bien plus élégante que prévue dans son costume de Catwoman ou un Joseph Gordon-Levitt shotgun à la main. Tout cela reste encore bien mystérieux, pas mal d’inconnues à la clef comme cet arme étrange que brandit Batman et qui faisait déjà la couverture d’Empire, ou ces étranges véhicules. De même plusieurs rôles restent assez flous pour le moment… avec deux certitudes toutefois : Batman évoluera en plein jour et le plan sur Bane tenant le masque cassé de Batman est sans équivoque, il va bel et bien connaître son identité et lui faire passer un sale quart d’heure. Mais Christopher Nolan ira-t-il jusqu’à tuer Batman ?

Alors bien entendu, les plus pressés trouveront le moyen de voir ce prologue dans le bootleg tout pourri, mais découvrir cette séquence au BFI IMAX de Londres, est une expérience assez stupéfiante. Une vraie salle IMAX qui ne soit pas une salle de projection numérique, un écran de 26m de base, c’est un autre monde. Et Christopher Nolan, tout comme Brad Bird cette semaine, a bien compris les possibilités démentes de ce type de projection. En multipliant les scènes de plongées ou contre-plongées, adoptant un point de vue vertical qui n’est pas sans rappeler Inception, il parvient à créer une sensation de vertige et d’immersion qui sera impossible à retrouver sur un écran de cinéma « normal ». Pour faire simple, la vision de ce prologue sur cet écran donnerait presque envie d’aller voir tous les films diffusés dans ce format à Londres, l’expérience de cinéma est de ce niveau-là.

Et petit bonus de dernière minute, le trailer du film :

Un immense merci à Warner Bros. France pour nous avoir conviés à l’évènement.