Spider-man: Homecoming : rencontre avec l’équipe du film

de le 30/06/2017
 
FacebooktwitterFacebooktwitter

Après ses débuts tonitruants l’an dernier dans Captain America – Civil War, Spider-Man revient de plein pied chez Marvel Studios, sa maison-mère, avec son premier film solo sous-titré Homecoming. En salles le 12 juillet, ce film très attendu et redouté par les fans bénéficie d’un nouveau casting et d’un nouveau réalisateur après la déconvenue critique des deux Amazing Spider-Man.

Le nouveau Spider-man est donc arrivé ! Plus high-tech et jeune que jamais, il fait son retour chapeauté par Iron Man (Robert Downey Jr.) et combattant le Vautour (Michael Keaton) dans un long-métrage moins inspiré visuellement mais à l’esprit teen-movie d’aujourd’hui plus qu’assumé. Pour nous présenter le film et ses enjeux, nous avons pu rencontrer le big boss de Marvel Studios Kevin Feige, le réalisateur Jon Watts ainsi que ses deux acteurs principaux, Tom Holland et Zendaya, lors de leur venue à Paris.

La première question que l’on pourrait se poser, c’est pourquoi faire une troisième fois le choix de prendre une version jeune du personnage, alors qu’il a aussi connu des aventures en étant plus âgé et adulte. Feige répond que Peter Parker est l’un des héros les plus puissants de Marvel et qu’il a commencé très jeune. Tous les Avengers étant des adultes, ayant pour certains plus de la cinquantaine, Peter incarne une bouffée de fraîcheur et de force insoupçonnées. Et aux fans souhaitant voir un jour des aventures d’un Spider-Man trentenaire confronté à des problématiques plus adultes, ni Tom Holland, ni Kevin Feige n’y sont opposés dans un avenir lointain. Comprenez par là qu’il faut que les films intermédiaires marchent. Bonne nouvelle aussi pour les allergiques aux origin-stories : Homecoming ne contiendra aucun flash-back sur la manière dont Peter a acquis ses pouvoirs, si ce n’est une simple allusion à sa morsure d’araignée.

Retour chez Marvel donc, avec un nouvel interprète pour le Tisseur. Déjà très convaincant dans Civil War, Tom Holland semble avoir tout compris au personnage et de la manière dont il fallait se détacher des interprétations d’Andrew Garfield et Tobey Maguire. A ses côtés, la jeune Zendaya, vue dans nombre de productions Disney à la télévision, joue la mystérieuse Michelle. Très impliquée dans les combats féministes et intersectionnels aux Etats-Unis aux côtés de Michelle Obama, la jeune femme n’hésite pas à qualifier son personnage de féministe. Malgré sa rapide présentation, à savoir un personnage sarcastique, intelligent et engagé, une part d’ombre plane sur elle. Elle est l’incarnation du secret très (trop ?) présent sur Spider-Man : Homecoming. Beaucoup de personnages (elle, Donald Glover, entre autres) ont vu leur identité dissimulée dans la promotion jusqu’à maintenant. Ce n’est pas Jon Watts, énième transfuge issu du milieu indépendant, qui nous révélera quoi que ce soit… Si ce n’est que l’influence du Breakfast Club a été forte, et qu’il a voulu ajouter un peu de folie à la mise en scène du quotidien du héros. Contrairement aux précédentes versions du personnage, ce Spider-Man se balade dans un New-York où les Avengers ont fait leurs preuves depuis près de cinq ans. Il y a donc davantage de liberté, de crossovers et de team-ups possibles avec d’autres héros Marvel.

Spider-Man ne serait rien sans ses méchants. Dans Spider-Man : Homecoming, Michael Keaton prête ses traits au Vautour. Une occasion de rattraper ce que le Spider-Man 4 de Sam Raimi n’a jamais pu montrer. Dans le reste de la galerie culte, parmi les plus emblématiques, on pense notamment à Venom. Le spinoff a été lancé chez Sony, avec Tom Hardy dans le rôle d’Eddie Brock et Ruben Fleischer à la réalisation. Et là, c’est le drame. Car lorsqu’on pose la question à Feige de savoir si les univers Marvel de Disney et Sony sont liés, il nous répond d’un « non », franc et massif. D’autant plus compréhensible que Sony continue d’exploiter Spider-Man de son côté, avec notamment son film d’animation mené par Miles Morales. Mais lorsque quelques jours après cette rencontre, Amy Pascal affirme haut et fort le contraire devant Feige dans une interview commune, ce dernier a semblé aussi surpris que nous. Depuis, c’est un ballet incessant de propos contradictoires entre les deux producteurs ne sachant visiblement pas où se situe Venom. Peut-on penser qu’Amy Pascal veuille continuer à profiter de la visibilité offerte par Marvel à la galerie des personnages de l’univers Spider-Man ? Ou bien que Feige soit réticent à laisser entrer des personnages ne se prêtant pas forcément à un univers PG-13 et grand public, là où ceux de Venom et Carnage ne peuvent être fidèlement adaptés que dans un film plus adulte qui serait classé R aux Etats-Unis ?

Beaucoup de questions se posent au vu des déclarations de Feige qui semble pourtant mener d’une main de fer l’empire Marvel Studios. Ses films familiaux marchent et il nous a d’ailleurs avoué qu’il ne songeait pas à tenter l’expérience d’un film classé R qui a pourtant fait ses preuves avec Deadpool et Logan. La seule chose qui semble sûre à l’heure actuelle est que la venue de Spider-Man chez Marvel Studios a été conçue pour durer. Si Spider-Man : Homecoming fonctionne, la suite se fera sur le même mode de production que le premier. De là à parler de trilogie comme Tom Holland l’a malencontreusement laissé entendre lors d’une interview, il n’y a qu’un pas que l’on ne se risquera pas à faire, tant la confusion est grande entre Amy Pascal et Kevin Feige. On espère que ces couacs de communication seront vite résolus entre les deux studios, parasitant la promotion de Spider-Man : Homecoming. Les premiers retours critiques pour le film sont dans l’ensemble élogieux. Et si l’on peut se méfier des premiers retours trop dithyrambiques, les extraits découverts en avant-première nous donnent en tout cas envie d’y croire…

Spider-man : Homecoming bondira sur le grand écran le 12 juillet 2017.