R.I.P. Harold Ramis : la marmotte est orpheline

de le 24/02/2014
 
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Si Harold Ramis n’était pas un grand réalisateur, il aura eu à son actif une poignée de coups de génie, dont un en particulier qui lui permit d’entrer dans la légende. Attendu depuis des années pour un éventuel retour de l’arlésienne S.O.S. Fantômes 3, Harold Ramis s’en est allé à même pas 70 ans, malheureusement par la petite porte.

Acteur, scénariste et réalisateur, Harold Ramis est une légende. Ancien du National Lampoon ayant raté le coche du SNL, il est à jamais associé à deux films qui ont traversé trois décennies et ne sont pas prêts de s’arrêter là. Il y a tout d’abord S.O.S. fantômes, sorti en 1984 et qui réunissait toute la troupe : Harold Ramis, Bill Murray et Dan Aykroyd. Devant la caméra d’Ivan Reitman bien sur, mais également au scénario. Devant la caméra, la carrière d’Harold Ramis n’aura jamais vraiment éclaté, et c’est bien dommage étant donné sa voix si particulière et son look en marge.

C’est donc derrière la caméra qu’il fera le plus d’étincelles, à l’écriture et à la réalisation. Parmi ce qu’il aura fait de plus mémorable, Vacation bien sur, d’après un scénario de John Hughes, Mes doubles, ma femme et moi écrit par son compère Chris Miller, le scénario de Stripes avec Bill Murray, celui d’American College. Puis Mafia Blues et Endiablé, des comédies assez mineures. Mais Harold Ramis, c’est surtout un chef d’œuvre, un film intemporel et absolument parfait, bénéficiant autant de la prestation d’un Bill Murray génial que d’un script fabuleux : Un Jour sans fin. Le genre de film qui suffit à lui tout seul à faire une carrière et qui fait entrer son auteur dans la légende. Un film rare et un coup de génie qu’Harold Ramis ne parviendra jamais à réitérer. Qu’importe, certains n’y parviennent jamais après une carrière complète. Autant dire que s’il n’était pas un génie, il était devenu une légende qui manquera à jamais à la comédie.