Only God Forgives : Premières images du nouveau Nicolas Winding Refn

de le 06/01/2013
 
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Attendu sur la Croisette dans quelques mois, le neuvième film de Nicolas Winding Refn Only God Forgives, avec son nouvel alter ego Ryan Gosling, s’est un peu dévoilé le temps d’un court clip diffusé sur Canal +. 20 secondes qui le placent bien entendu parmi les films les plus attendus de l’année.

Aux errances atmosphériques de son Drive, merveilleuse réappropriation moderne des préceptes de Walter Hill et Michael Mann, vont succéder les coups. Les éclairs de violence soudain au sein d’un ensemble posé et rigoureux sont la marque de fabrique du cinéma de Nicolas Winding Refn depuis déjà bien longtemps. Ils fonctionnent car ils font mal, sont graphiques, brutaux, et ne dénotent pas dans l’harmonie de ses films. Dès lors, à l’annonce d’Only God Forgives, film situé en Thaïlande dans l’univers de la boxe et des clans mafieux, la perspective d’une prise de pouvoir totale de cette violence sur le reste est envisageable. Ce qui est certain est qu’il se murmure que le film serait bien plus violent que Drive, mais également sans doute moins naïf et plus spirituel. Nicolas Winding Refn a passé plusieurs mois en Thaïlande jusqu’à la fin du tournage fin mars et le film est actuellement en phase de post-production, qui ne devrait pas tarder à se terminer.

Toute la communication du film se faisant jusqu’à aujourd’hui sur la gueule cassée de Ryan Gosling, ces premières images confirment pourtant que si le film sera violent, il avancera dans la voie tracée par Drive, celle du film à l’ambiance et au rythme en décalage avec le récit. Avec bien sur ce bel héritage kubrickien qui caractérise la mise en scène de Nicolas Winding Refn et son sens de la perspective, qui semble utilisé ici de façon à filmer des combats de façon assez novatrice.

Only God Forgives

D’ailleurs si l’information n’a pour l’instant pas filtré, on imagine que le réalisateur a fait appel à la main d’œuvre locale pour régler les combats, et sachant que les thaïlandais sont aujourd’hui ceux capables de livrer les chorégraphies les plus folles du cinéma, tous les espoirs sont permis. Only God Forgives marque une petite évolution dans l’équipe de tournage avec le retour de l’anglais Larry Smith à la photographie après la collaboration avec Newton Thomas Sigel sur Drive. Larry Smith n’est pas un inconnu du cinéma de NWR étant donné qu’il avait déjà éclairé Inside Job et Bronson, mais c’est également, et ce point est essentiel, un technicien ayant fait ses armes chez Stanley Kubrick (chef électro sur Barry Lyndon, chef éclairagiste sur Shining et chef opérateur sur Eyes Wide Shut, pas n’importe qui donc). On peut donc s’attendre à des plans qui vont faire mal. Pour le reste l’équipe reste plus ou moins inchangée au niveau des cadres, avec le retour de Cliff Martinez à la bande son notamment. Côté casting, outre Ryan Gosling et sa gueule d’ange explosée, on retrouve Kristin Scott Thomas et Vithaya Pansringarm.

Le synopsis, malgré le fait que Ryan Gosling ait défini le scénario comme un des plus étranges qu’il ait pu lire, est des plus simplistes : Julian, Anglais installé à Bangkok, est une figure respectée de la Pègre. Avec son frère Billy, il dirige un club de boxe thaï qui est en réalité un lieu consacré au trafic de drogue à destination de Londres. Quand Billy est assassiné, leur mère Jenna arrive de Londres pour chercher le corps. Elle est elle-même à la tête d’une puissante organisation criminelle et a l’habitude d’obtenir exactement ce qu’elle veut. Elle va régler ses comptes, à travers un parcours sanglant où se mêlent rage, trahison et vengeance, qui mènera à une ultime confrontation et à une possibilité de rédemption.

Only God Forgives devrait logiquement sortir en mai 2013, sous la bannière Le Pacte / Wild Side Films.