Noé : premières images de l’épopée de Darren Aronofsky

de le 14/11/2013
 
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Noe affiche3 ans après deux films à l’ambition bien plus mesurée que son prodigieux The Fountain, Darren Aronofsky revient avec sa vision de l’épopée biblique de Noé, adaptée de sa propre bande dessinée. Un projet extrêmement ambitieux et voulu très épique, ce que confirment ces premières images avec un Russell Crowe toujours plus impressionnant.

La genèse de Noé est étonnante. La figure biblique passionne Darren Aronofsky depuis son enfance et c’est en 2002, après que Brad Pitt quitte le projet The Fountain à quelques semaines du tournage, qu’il a commencé à écrire le premier jet de son script. Un travail de longue haleine, entrecoupé de trois tournages (The Fountain donc, puis The Wrestler et Black Swan), pour aboutir sur un premier véritable script ayant bénéficié de l’apport de l’habitué Ari Handel. Dans l’optique de vendre ce script à un studio et de trouver le financement nécessaire, ils ont fait le choix, payant, de l’adapter d’abord en bande dessinée grâce à l’aide du canadien Niko Henrichon aux dessins. De quoi permettre aux investisseurs d’avoir un aperçu concret de l’ambition du projet et de sécuriser un deal avec Paramount et New Regency à la hauteur de 130 millions de dollars (son plus gros film), avec à la clé une intervention de John Logan pour retravailler le scénario.

Ne restait plus qu’à réunir le casting adéquat pour une telle aventure. C’est Russell Crowe qui enfile les guenilles de Noé, avec à ses côtés Anthony Hopkins, Jennifer Connelly, Logan Lerman, Emma Watson ou encore Ray Winstone. Derrière la caméra, la petite famille de Darren Aronofsky se réunit à nouveau avec à la photographie, Clint Mansell à la musique et au montage. La petite surprise vient des décors créés par Mark Friedberg, pas vraiment habitué des productions de cette échelle, lui qui a précédemment travaillé sur des films de Wes Anderson et Jim Jarmusch (il a tout de même touché du doigt quelque chose d’impressionnant avec The Tempest de Julie Taymor). L’autre gros point fort de Noé tient dans ses effets numériques. Ils sont confiés à ce qui se fait de mieux aujourd’hui, ILM, et tiendront autant dans la création du déluge que des animaux, qui d’après la société sont les rendus les plus complexes qu’ils aient créés à ce jour.

Toujours est-il qu’en ce moment, Darren Aronofsky est en plein combat pour conserver le final cut sur son film, qui représente un investissement financier considérable, et s’attire déjà les foudres des ligues catholiques très remontées contre le propos du film. En effet, une version du script a circulé et son troisième acte irait contre la doctrine majoritaire. La bataille risque d’être rude.

Noé sortira en France le 9 avril 2014.