Le Top 10 des tueurs en série des séries télé

de le 26/12/2016
 
FacebooktwitterFacebooktwitter

Précédemment évoqués dans le glaçant L’Étrangleur de Rilligton Place de Richard Fleischer (1971), les méfaits de John Christie, tueur en série britannique à qui on attribua le viol et la mort de plusieurs femmes durant les années 40 et 50, font de nouveau l’actualité avec la mini-série Rillington Place diffusée en décembre sur BBC One.

Scrupuleusement attaché aux évènements réels, le show prouve une nouvelle fois l’attirance de la fiction pour la figure du serial killer. Croque-mitaine des temps modernes, incarnation du mal à l’état pur, le tueur en série s’accompagne d’une fantasmagorie morbide qui n’a de cesse d’être exploitée par le cinéma et la télévision depuis plus de vingt ans. C’est bien sûr aux plus iconiques représentants de cette dernière que nous nous intéressons dans ce top… forcément mortel.

Par Julien Munoz

bob_twin-peaks filmosphere

Bob (Frank Silva)

Twin Peaks (1990-1991)

Entité démoniaque échappée de la Loge Noire, Bob arpente la terre pour le seul plaisir de semer la mort et la souffrance en investissant le corps de plusieurs personnages à qui il fait commettre les pires exactions (le pauvre Leland Palmer en sait quelque chose). Son incarnation à l’écran demeure le fruit d’un heureux hasard : lorsque le préparateur de plateaux Frank Silva se retrouve à deux reprises dans le champ de la caméra pendant les prises de vues. Une apparition qui convainquit David Lynch d’intégrer le tueur maléfique comme grand méchant de la série.

donald_lucas filmosphere

Donald Lucas alias « Jack de tous les coups » (Dennis Christopher)

Profiler (1996-2000)

Bien avant que le Mentalist ne soit la victime de John Le Rouge, un autre fin limier vit sa tranquillité malmenée par un tueur harceleur. Il s’agit de la profileuse Samantha Waters qui tapa dans l’œil de « Jack de tous les coups » au point que ce dernier tua son mari. Amoureux éconduit, Jack n’aura de cesse de hanter l’esprit de Samantha en interférant dans ses enquêtes criminelles ou en s’en prenant à ses proches collègues de l’unité du VCTF. Fantomatique, énigmatique et dangereux, Jack est pour beaucoup dans le succès de Profiler.

natalie_davis filmosphere

Natalie Davis alias « Le tueur aux maquettes » (Jessica Collins)

Les Experts (2000-2015)

En quinze années de bons et loyaux services, la police scientifique de Las Vegas a démasqué plus d’un psychopathe récidiviste. Parmi cette horde d’individus peu fréquentables, on retient celui exerçant sous le nom du « Tueur aux maquettes » en raison de son modus operandi qui, comme son sobriquet l’indique, consiste à laisser à proximité de ses victimes une reconstitution miniature de la scène de crime. Procédé original et très télégénique qui concourut assurément à la longévité du personnage au centre d’une dizaine d’épisodes entre la saison 7 et la saison 9.

le_decoupeur_nip_tuck filmosphere

Quentin Costa alias « Le découpeur » (Bruno Campos)

Nip/Tuck (2003-2010)

Pour ceux qui n’aurait jamais consulté le cabinet des docteurs Sean McNamara et Christian Troy, la sélection de la série de Ryan Murphy peut sembler curieuse. C’est oublier que nos chirurgiens esthétiques ont dès la seconde saison eu à réparer les faciès défigurés des victimes d’un violeur masqué particulièrement retors. En effet, McNamara et Troy interférant avec son devoir d’enlaidir des canons de beauté, il était naturel que le Découpeur s’en prenne directement à nos deux adeptes du bistouri.

dexter filmosphere

Dexter Morgan (Michael C. Hall)

Dexter (2006-2013)

Rendre sympathique un tueur en série au point d’en faire le héros d’une série télévisée, voilà une idée qui semblait saugrenue au siècle dernier. Et pourtant, accoutumé aux personnages tourmentés et anti manichéens ayant suivi le triomphe des Sopranos, le public s’est laissé séduire par cet expert de la police scientifique traquant les prédateurs de la nuit de Miami. Des assassins aux pulsions meurtrières semblables aux siennes mais non pourvus du même code de moralité. Car Dexter ne punit de la peine capitale que les personnes dangereuses. Un bon gars à qui il ne faut tout de même pas donner le bon dieu sans confession.

thomas_mcallister filmosphere

Thomas McAllister alias « John Le Rouge » (Xander Berkeley)

Mentalist (2009-2015)

Les fans auront dû faire preuve de patience avant de découvrir l’identité du celui à l’origine des malheurs de Patrick Jane et, accessoirement, fil rouge de la série. Ce n’est qu’au bout de 124 épisodes, et après plusieurs fausses pistes, que le consultant du CIB put assouvir sa vengeance contre l’homme qui assassina sa femme et sa fille et qui se révéla être ni plus ni moins que le shérif Thomas McAllister, personnage récurrent de la série laissé pour mort dissimulant le célèbre sociopathe à l’origine d’une organisation criminelle secrète.

alice-morgan_filmosphere

Alice Morgan (Ruth Wilson)

Luther (2010-2016)

Les hommes n’ont pas la primeur en matière de crime comme en témoigne la série de Neil Cross qui, mis à part son héros éponyme, donne la part belle à Alice Morgan. Une astrophysicienne au centre de la première enquête de l’inspecteur John Luther qui n’est pas dupe quant à sa culpabilité dans le meurtre de ses parents : enfant surdouée dénuée de toute once d’empathie pour son prochain, Alice se laisse pourtant séduire par l’intelligence de celui qui a réussi à la percer à jour. En résulte une relation particulièrement ambigüe entre les deux alliés/ennemis, mélange de séduction et répulsion.

hannibal filmosphere

Hannibal Lecter (Mads Mikkelsen)

Hannibal (2013-2015)

Les adaptations cinématographiques des romans de Thomas Harris ayant suivi Le Silence des agneaux ont lentement mais sûrement amoindri l’aura effrayante de ce psychiatre manipulateur qui, derrière son élégance et son statut d’intellectuel influent, dissimule un psychopathe calculateur au palais aussi raffiné qu’insatiable. On n’imaginait pas que la série d’esthète de Bryan Fuller redorerait à ce point le blase du plus iconiques des serials killers fictifs, ici sous les traits du charismatique Mads Mikkelsen qui compose un personnage froid et impitoyable faisant oublier les errances guignolesques d’Anthony Hopkins.

joe_carroll filmosphere

Joe Carroll (James Purefoy)

The Following (2013-2015)

Condamné pour le meurtre de quatorze étudiantes, Joe Carroll est un criminel plein de ressources. Après son évasion du pénitencier, l’ancien universitaire n’a de cesse de menacer l’existence de l’agent Ryan Hardy qui l’envoya croupir derrière les barreaux neuf ans plus tôt. Or, pour se faire, le charismatique John Carroll a sous ses ordres de nombreux admirateurs déviants et autres psychopathes dévoués prêts à se salir les mains pour lui donner satisfaction. Un tueur, ça va. Plusieurs, bonjour les dégâts !

paul_spector filmosphere

Paul Spector (Jamie Dornan)

The Fall (2013-2016)

La série a très vite su être attractive grâce à son portrait glacial d’un tueur en série dont on connaît immédiatement l’identité. Maniaque, fétichiste et méticuleux, s’en prenant uniquement à un certain type de femmes célibataires, Paul Spector donne l’image d’un psychologue social tout ce qu’il y a de plus équilibré. Un masque séduisant de bon père de famille dissimulant une misogynie agressive née d’une enfance traumatique. Au contact de la très libérée Stella Gibson chargée de l’arrêter, Paul perd peu à peu le contrôle des opérations pour laisser transparaître sa véritable personnalité.