Las brujas de Zugarramurdi : les sorcières d’Álex de la Iglesia

de le 11/03/2013
 
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Las Brujas de Zugarramurdi - PosterConspué en France pour son pourtant formidable Un Jour de chance que seuls 2500 spectateurs ont vu, quelques mois après que les espagnols ne sont montrent pas vraiment plus enthousiastes, Álex de la Iglesia revient avec Las brujas de Zugarramurdi, une comédie horrifique qui s’intéresse à la légende des sorcières de Zugarramurdi qui dans la légende se réunissaient pour faire apparaître le Diable.

Très inspiré par les réseaux sociaux, Álex de la Iglesia n’a rien caché du tournage de son nouveau film ces derniers mois. Déjà relevé de l’échec d’Un Jour de chance, il s’attèle cette fois à une véritable comédie horrifique faisant appel au Diable, comme il le fit à ses débuts avec Le Jour de la bête. C’est d’ailleurs dans cette veine plus légère que revient le réalisateur espagnol qui retrouve pour l’occasion le co-scénariste de tous ses films, hormis les deux derniers, Jorge Guerricaechevarría. Taquin, Álex de la Iglesia annonce Las brujas de Zugarramurdi comme un mélange entre Les Goonies et Massacre à la tronçonneuse, mariage à priori improbable qui va sans doute donner lieu à un film ne ressemblant à aucun autre, un véritable divertissement qui n’en oubliera pourtant pas ce qui fait le sel de son cinéma depuis ses débuts : un fort propos social. Il raconte cette fois l’histoire de deux hommes au bout du rouleau, José et Antonio, qui décident de braquer une boutique d’achat d’or en pleine Puerta del Sol à Madrid. Après un braquage spectaculaire, ils prennent la fuite en taxi jusqu’à arriver dans une forêt mythique de Navarre, terre maudite par d’anciennes réunions de sorcières. Ils y sont accueillis, avec leurs 25000 anneaux en or, par trois sorcières…

Las brujas de Zugarramurdi - Alex de la Iglesia

En apparence beaucoup moins engagé que ses deux films précédents, Las brujas de Zugarramurdi jongle pourtant déjà avec des motifs dont on attend impatiemment de voir ce qu’il va en faire. Des héros paumés, des sorcières symboles d’intolérance, et ces anneaux en or. Interrogé par rtve, Álex de la Iglesia explique les choses ainsi : la malédiction des 25000 anneaux est le mcguffin du film. Ces alliances déposées dans ce genre de boutique symbolisent des mariages qui n’ont pas tenu, avec quelqu’un dans le couple qui a fait souffrir l’autre. Cette souffrance maritale, multipliée par 25000, représente donc une terrible malédiction. Las brujas de Zugarramurdi c’est la rencontre entre trois losers ayant de gros problèmes avec les femmes, et qui se retrouvent au milieu de sorcières dans un lieu totalement absurde. De quoi poser les bases d’une comédie complètement folle, chose que semblent confirmer les premières images du film. A nouveau éclairé par Kiko de la Rica, monté par Pablo Blanco avec qui le réalisateur n’avait plus travaillé depuis son premier film Action Mutante, Las brujas de Zugarramurdi a plutôt de la gueule et se paye le luxe d’un beau casting. Aux têtes bien connues en seconds rôles viennent s’ajouter dans les rôles principaux Hugo Silva (vu récemment dans El Cuerpo) et Mario Casas, une des stars de la série TV phénomène d’il y a quelques années,  Los hombres de Paco. Mais on retrouve également une vieille connaissance, Carmen Maura, qui n’avait plus joué sous la direction d’Álex de la Iglesia depuis 800 balles, il y a plus de 10 ans. Elle y incarnera une des sorcières, aux côtés de Terele Pávez et Carolina Bang.

Las brujas de Zugarramurdi sortira sur les écrans espagnols en septembre 2013. Autant dire que vu le score de son dernier film, nous risquons d’attendre quelques temps par ici…