La sélection de films à voir en famille pendant les fêtes

de le 22/12/2016
 
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Les jours qui diminuent, le froid qui nous enveloppe, l’odeur des sapins qui pointent leurs épines sur nos trottoirs et les lumières qui scintillent au faîte des rues, pas de doute, Noël approche à grands pas. Tout comme cette irrépressible envie d’aller s’installer paisiblement et confortablement dans une salle de cinéma pour passer, en famille, une parenthèse enchantée loin des troubles de la vie quotidienne.

Prendre ce prétexte pour initier les plus petits au merveilleux ou se replonger avec délice dans nos propres joies d’enfance, c’est aussi ça Noël. Des nouveautés à découvrir ensemble à nos souvenirs d’enfance à partager, des courts métrages féériques aux grosses productions de fin d’année en passant par la redécouverte de héros oubliés dont on suit les aventures avec ivresse, cet hiver, quitte à être régressif, Noël se doit d’être festif et enchanteur, à l’image des représentations mentales qui animent notre imaginaire en cette période de fête. Saisir cette occasion pour créer des moments de partage et de petits bonheurs fabuleux sera la clef de vacances réussies en famille.

Pour vous divertir et vivre la magie de Noël pendant les fêtes de fin d’année, voici deux sélections de films à voir ou à revoir. La première présente les sorties jeunesse à découvrir en famille sur grand écran, la seconde, pour illuminer les journées grises qui n’engagent pas à sortir, se compose de quelques films incontournables, inoubliables à savourer sur votre canapé, blottis bien au chaud sous une douillette couverture avec vos enfants, armés d’une bonne tasse de chocolat fumant ou d’une part de pain d’épice.

par Marie Brisset

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BOULE 1 : L’Hiver féerique.

De la douceur pour les tout-petits qui découvrent l’enchantement d’un Noël où tout scintille et s’illumine. Toute la magie et la féérie de Noël résumées dans sept courts métrages (russes, américain et sud-coréen) et autant de voyages vers des mondes imaginaires et merveilleux. Les remarquables techniques de réalisation, originales ou plus traditionnelles mais toujours très belles et créatives, enchanteront les yeux de toute la famille.

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BOULE 2 : Une surprise pour Noël

Au-delà de la naïveté et des bons sentiments qui l’animent, Une surprise pour Noël est effectivement une jolie surprise parmi ces films de fin d’année. Son développement nous permet de suivre les aventures d’Andrew et de Jingle dans un premier temps (Joyeux Noël Jingle) puis de Sofia et Belle (Joyeux Noël Jingle et Belle) dans une seconde partie. La douceur des couleurs et des traits, le soin porté au détail et le choix de chansons classiques connues et reconnues des enfants en font un film fort à propos pour la saison. L’innocente tendresse qui enveloppe les personnages ne dérape jamais vers la niaiserie, elle célèbre au contraire l’amitié et l’esprit d’un Noël traditionnel, illuminé, joyeux, scintillant qui rappelle aux grands les joies simples de l’enfance et la magie d’un Noël enchanté et enchantant.

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BOULE 3 : Neige et les arbres magiques

Trois courts métrages, tout d’abord (moins d’une dizaine de minutes chacun), trois arbres, trois héros traités de manière drôle et fantasque dans une diversité de styles et de techniques graphiques, toujours originales et poétiques qui ravirons les petits comme les grands. Trois histoires : un garçon paresseux qui plante une graine au terme d’un travail colossal pour assurer sa richesse et retourner allègrement à sa paresse ; une petite fille qui se confectionne des robe en dérobant ses motifs à la nature dont la joliesse des traits prévaut sur la fable elle-même et la métaphore qu’elle occasionne ; enfin un arbre qui emprunte en toute discrétion les bottes, les rêves et les aventures d’un voyageur endormi en lisière de la forêt et nous entraîne dans de folles péripéties qui nous permettent de mieux imaginer la vie secrète des arbres. Frais et divertissant.

Neige, enfin (28 minutes), clou du spectacle au graphisme remarquable et à la grande douceur. D’une tempête de neige surréaliste en plein été naîtra accidentellement la formidable rencontre entre Philémon et un petit inuit qui, comme tous les enfants du monde, sans besoin de se comprendre par le langage, vont parvenir à s’apprivoiser et partager un moment de vie et d’aventure dans ce monde magique qui les entoure. Beaucoup de tendresse et d’imagination en marge des grosses productions américaines lissées et prévisibles.

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BOULE 4 : Les Voyages de Gulliver

Les Voyages de Gulliver dans sa version restaurée et numérisée, en salles depuis le 2 décembre, se révèle une excellente occasion de faire découvrir aux plus jeunes un personnage mythique de notre enfance et de revivre avec eux et au cinéma le récit des aventures de Gulliver au pays des Lilliputiens, tirées du roman éponyme de Jonathan Swift (1726). Ce film permettra de se retrouver en famille toutes générations confondues dans un grand moment de partage et de convivialité.

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BOULE 5 : Snoopy et les Peanuts : Le film

Snoopy, un autre héros de notre enfance, revient en force pour les fêtes de fin d’année dans un film d’animation en 3D conçu par les réalisateurs de L’Âge de glace et s’affiche clairement comme l’un des incontournables de cette fin d’année. L’amitié, la joie et la bonne humeur au service de la persévérance d’un Charlie Brown qui cherche à se dépasser. Véritable cure de jouvence pour les parents, rires garantis pour les enfants.

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BOULE 6 : Le Voyage d’Arlo

Pixar et Disney nous offrent quant à eux un merveilleux cadeau de Noël avec Le Voyage d’Arlo, et avec lui, la garantie de passer un bon moment d’émerveillement en famille. Ce qui nous séduit aussitôt, c’est la grande qualité des paysages et des détails de l’arrière plan qui nous transportent instantanément dans ce monde qui semble absolument naturel, originel et illustre à la perfection la très grande qualité du travail effectué chez Pixar, tout en rappelant l’importance et l’omniprésence que revêt la Nature, sauvage et indomptée, telle que l’ont découverte les colons outre-Atlantique. On pardonnera sans mal, comme concession à la modernité, le trait trop lisse des personnages pourtant attachants qui paraissent un peu trop plaqués sur ce fond grandiose et enchanteur. L’intrigue, d’une grande simplicité, relève la qualité du film ainsi rendu accessible au plus grand nombre. Son point de départ original et scientifiquement discutable, nous offre le véritable intérêt de la fable qui demeure l’inversion des rôles entre Arlo, le petit dinosaure, et Spot le petit homme animalisé. à partir de là, on retrouve la recette habituelle d’une histoire d’amitié entre deux êtres que tout oppose, sur fond de voyage initiatique, d’épopée aux musiques grandioses qui fait rêver les enfants autant qu’elle les terrifient. Recette qui semble fonctionner une fois de plus ici. C’est indéniablement une histoire qui aide à grandir en pointant comme toujours la nécessité de braver ses peurs.

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BOULE 7 : Oups ! J’ai raté l’arche

Une autre histoire de voyage initiatique, une autre histoire d’amitié entre deux êtres absolument différents, une autre histoire de quête. Bref, une autre métaphore du passage de l’enfance à l’âge adulte avec la survenue d’une inévitable séparation parentale. Une impression de déjà vu ? Peut-être mais ça n’est pas grave tant il est effectivement important d’aider les enfants à grandir, à surmonter leurs peur et tant il est important de leur rappeler que l’union fait la force, que la tolérance et l’acceptation de la différence entre deux êtres permet de surmonter tous les périls et de sauver sa peau mais aussi de trouver sa place ici bas. Le graphisme simple et l’univers coloré plaira aux enfants autant que les personnages que l’on a l’impression d’avoir croisés quelque par entre la savane du Roi Lion et les plaines glacières de L’Âge de glace. Ce sont surtout, des anti-héros qui séduisent par leur naïveté et leurs maladresses, qui font rire, inévitablement, les petits comme les grands et apparaissent comme la garantie d’un bon moment de détente en famille scintillante

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SUCRE D’ORGE 1 : Peau d’Âne de Jacques Demy

Un conte aux tonalités parfois violentes pour les plus jeunes, mais un film d’une éclatante féérie pour les enfants, dont les yeux scintillent de mille lumières. Ils se retrouvent captivés par la beauté des décors de jacques Demy, les robes étincelantes portées par Catherine Deneuve, la magie de l’histoire, les tonalités cristallines des chansons, le sourire de la fée des Lilas. On se retrouve transporté dans un univers irréel, ampli de surprises, de couleurs. Un film enchanté qui nous fait oublier la réalité qui nous entoure, ce qui fait du bien en cette période de Noël. A voir et  à revoir.

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SUCRE D’ORGE 2 : Sissi de Ernst Marischka (1955)

De nombreux films nous rappellent notre enfance, les fêtes de Noël, les vacances, la joie de s’enrouler dans la douceur d’une couverture au coin du feu et de se laisser emporter par la féérie d’un film et si Sissi s’impose certes une sucrerie sirupeuse, enrubannée de bons sentiments, il reste incontournable pour un sourire d’une éclatante fraîcheur, celui de Romy Schneider, scintillante. Si la comédienne a voulu oublier ce personnage, ce film reste inoubliable, une figure lumineuse, éclatante des fêtes de Noël, qui continue d’enchanter les petites filles. Sissi, ce sont des émotions d’enfance, des émotions  magiques, enivrantes, qui nous entrainent loin, très loin… et que nous avons envie de partager avec nos propres enfants.

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SUCRE D’ORGE 3 : Tex Avery

Un univers pétillant, celui de Tex Avery, totalement improbable, démultipliant les gags visuels les plus délirants, les jeux de mots absurdes et les parodies mordantes, synonyme d’un esprit de Noël où tout est permis et indéfectiblement associé aux longues veillées des réveillons de Noël et du jour de l’An. Pour tous les âges et toutes les humeurs !

Tex Avery, c’est l’anti-Disney, ce qui n’empêche pas d’aimer l’un et l’autre, génial, fulgurant et délicieusement sadique, qui disait que pour déclencher à coup sûr les rires, il suffit de faire subir à un personnage animal ou humain des choses impossibles dans la vie. Pulvérisation, élongation, pliage façon accordéon, tous les coups sont permis ! Quand on pense à Tex Avery, c’est d’abord une galerie de personnages : Porky Pig, Bugs Bunny, Egghead (Tête d’œuf), Daffy Duck, Elmer, Droopy, pour lequel j’avoue un faible, et son éternel rival, Spike, Lenny, le chien trop affectueux, l’écureuil fou, les loups bien sûr, et leur pendant, les pin-up ! Mais ce sont aussi des flashs d’histoires indépendantes parmi les plus touchantes : le jeune hibou renié par sa famille, tous musiciens classique, parce qu’il se prend pour Sinatra ; la souris qui se vante d’avoir terrassé le lion avant de fuir à son tour devant plus petite que soi ; l’enfant épouvantail terrorisé par un corbeau ; le bébé taxi qui veut faire voiture de course plus tard, le putois malheureux en amour…  Ce sont enfin des sommets de parodie restés dans les annales du cinéma, à l’image des variations autour de Cendrillon et du Petit Chaperon rouge (Red Hot Riding Hood, Les Métamorphoses de Cendrillon, Les Deux Chaperons rouges) et surtout Blitz Wolf, parodie des Trois Petits Cochons mettant en scène un loup moustachu représentant Hitler, dont le tank explose en dizaines de boîtes de conserve. Alors si vous ne connaissez pas, précipitez-vous…

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SUCRE D’ORGE 4 : Maman j’ai raté l’avion (Home Alone (1990) et Home Alone 2: Lost in New-York (1992)) Grand classique de Noël et film culte -osons le dire !- pour tous les enfants âgés de moins de 12 ans en 1990, qui a probablement marqué l’enfance de tout ceux qui l’on aimé pour ses décorations féeriques, ses lumières scintillantes, ses musiques et la neige à Noël, autant que pour la joie transgressive vécue par procuration par le biais de Kevin, ce héros que l’on rêvait de devenir. Les méchants, plus idiots qu’effrayants, qui sautent à pieds joints dans les pièges que leur tend Kevin nous font davantage exploser de rire que frissonner d’effroi dans un enchainement de situations toutes plus loufoques les unes que les autres qui amuseront certainement nos enfants autant que nous à leur âge. Mais au-delà c’est aussi l’ambiance d’une époque saisie avec brio par Chris Colombus qui peut aussi nous séduire autant que nous amuser.

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SUCRE D’ORGE 5 : Charlot

Une silhouette, unique, inoubliable. Un être tendre aux maladresses touchantes, à la démarche attendrissante, drôle, poétique et généreux. Charlot, son chapeau melon, sa petite moustache, son pantalon usé, sa veste trop courte, ses souliers trop grands, un personnage devenu légende, qui s’impose pour la première fois sur les écrans en 1914, un court-métrage, Charlot est content de lui, d’autres suivront. 100 ans que les déhanchements de Charlot nous enchantent. Petits et grands pourront découvrir ou redécouvrir certains de ces courts-métrages, de ses films, tous disponibles en vidéo ou sur iTunes. 

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SUCRE D’ORGE 6 : Coraline (2009) et L’Étrange Noël de M. Jack (1994) de Henry Selick

L’étrange Noël de M. Jack, un classique au romantisme incomparable, à l’humour mordant, au design unique, qu’il faut faire découvrir à vos enfants, dès l’âge de 6 ans. Et Coraline, un très beau film, s’inscrivant directement dans la lignée des livres de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, dont il reprend tous les fondements lyriques et psychologiques. Coraline, 11 ans, emménage dans une vieille maison et découvre une porte dissimulée derrière le papier peint du salon. En l’ouvrant, elle suit un tunnel qui la propulse dans une maison identique à la sienne, mais en mieux. Elle y retrouve ses parents, du moins des doubles, qui prennent le temps de s’occuper d’elle. Et si cette réalité parallèle n’était pas si rassurante? C’est le grand retour de Henry Selick, quinze ans après L’étrange Noel de Monsieur Jack qui signe ici une adaptation du roman fantastique de Neil Gaiman. Le cinéaste mise sur la portée philosophique inhérente aux contes et tente d’effleurer des thématiques comme l’identité, la dualité ou la rédemption. La réussite de Coraline est comparable à celle de L’étrange Noel de Monsieur Jack, même si le récit paraît plus schématique et la folie moins débridée. Pas forcément un film de Noël, mais à découvrir en famille.

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SUCRE D’ORGE 7 :

A savourer également en famille :

D’autres aventures charmantes, pétillantes, des personnages craquants, qui séduiront vos enfants Ernest et Célestine, irrésistibles ; Kérity, la maison des contes, une délicieuse aventure ; Belle et Sébastien, pour les nostalgiques de Cécile Aubry, le second volet venant de sortir au cinéma ; La Prophétie des grenouilles ou Kirikou des histoires savoureuses, magnifiquement mises en scènes, et bien d’autres encore, ce sera pour les prochaines vacances…

CADEAUX BONUS : NOEL CA N’EST PAS QUE POUR LES ENFANTS

Et parce que Noël ça n’est pas que pour les petits, on pourra laisser ceux-là rêver chez leurs grands-parents et en profiter pour se détendre en s’amusant à transgresser Noël avec quatre films de Noël qui n’en sont pas vraiment.

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CADEAU 1 : Krampus

The Dark Side of Christmas. La magie de Noël sans la trêve de Noël, sans la cordialité, la convivialité et la bonne entente qui devrait régner dans les familles. La magie de Noël, les illuminations, la musique et les plats de fêtes, mais aussi la colère, les rancœurs familiales et tout dérape. Dans cette banlieue artificiellement paisible, le père Noël ne viendra pas cette année. A la place Krampus, le compagnon ténébreux de Saint Nicolas débarque pour le plus grand malheur de chacun et rappeler à tous qu’il faut s’aimer et s’entraider les uns les autres pour survivre. Un film d’horreur classique et bien mené pour ceux qui auront envie de sortir de la mièvrerie guimauve de la saison le temps d’une séance. Mais attention, pas plus !

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CADEAU 2 : The Night before

Subversive Christmas. S’il y a des rituels classiques, d’autres le sont moins. C’est le cas de la traditionnelle bringue annuelle de Ethan, Isaac et Chris qui depuis 14 ans ont pour habitude de sortir entre potes la veille de Noël histoire d’oublier, plus que de fêter, le décès des parents de Ethan survenue à cette date. Cette année la soirée prend une allure inattendue et tourne à la débandade. Une comédie de Noël déjantée pour les grands enfants qui ont envie de rire en se remémorant leurs bêtises de jeunesse. On y rigolera, bêtement probablement, mais peu importe, l’essentiel est de se détendre.

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CADEAU 3 : Tangerine

Electric Christmas underground. Une atmosphère avant tout. Des couleurs. Des vibrations. Une ville, Los Angeles et ses boulevards, sa subculture urbaine. Des personnages charismatiques et marginaux, excentriques, drôles et attachants . Une chaleur subtropicale presque étouffante que l’on associe aussi peu à Noël que les deux héroïnes de l’histoire, et qui participe à la beauté de l’action ; une action plutôt classique (une femme trompée traque l’infidélité à travers la ville pour venger l’affront) sublimée par le jeu des acteurs et la réalisation originale – le film est tourné au smartphone. Tangerine apparaît donc comme une occasion idéale de passer la veille de Noël dans un autre monde et sous d’autres latitudes. De partager le quotidien excentrique de deux sympathiques prostituées transgenre pour lesquelles Noël, se fête autour d’un donut et ressemble à un jour comme les autres. Mais sans pathos et dénué de clichés misérabilistes bien au contraire.

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CADEAU 4 : Hector

A Christmas Carol ? Entre Dickens et Ken Loach, ce road-trip de Noël qui nous fait voyager depuis l’Ecosse jusqu’à Londres sur les pas d’un sans-abris, apparaît comme un anti-conte de Noël qui demeure malgré tout une belle histoire de Noël. Si peu classique certes mais si tristement réelle, qui pointe la pauvreté et l’exclusion plus que l’opulence et les festivités et semblent montrer que la richesse humaine n’est pas là où on l’imagine. Un film pour prendre du recul et réfléchir au sens de Noël.