Interview événement : Yuen Woo-ping

de le 11/07/2012
 
FacebooktwitterFacebooktwitter

Le nom de Yuen Woo-ping vous est forcément familier. Il s’agit du chorégraphe et directeur des combats de films majeurs tels que Matrix, Tigre et dragon ou Kill Bill. Mais Yuen Woo-ping c’est bien plus qu’un nom et quelques accroches marketing. À 67 ans, ce maître en arts martiaux a tout vu à Hong Kong et fait partie intégrante de l’histoire de son cinéma. D’abord cascadeur dans des films de la Shaw Brothers, puis acteur, ensuite chorégraphe et enfin réalisateur, il a joué dans une centaine de films et a réglé les combats ou les cascades d’une soixantaine de films à Hong Kong auxquels s’ajoutent une bonne dizaine de productions hollywoodiennes (et même Bollywood car il s’est occupé des cascades du film tamoul Endhiran).

En tant qu’action director, on retrouve le nom de Yuen Woo-ping au générique de monuments tels que Il était une fois en Chine I et II, Fist of Legend, Black Mask, Crazy Kunf-fu ou Le Maître d’armes pour les plus connus après sa période à la Shaw Brothers. Et derrière la caméra, il impose tout autant le respect en ayant réalisé Le Maître chinois (a.k.a. Drunken Master), Tiger Cage, Tai-chi Master ou encore l’immense Iron Monkey.

Cette année le Festival Paris Cinéma lui rendait un petit hommage avec la diffusion de trois films (Le Maître chinois, Iron Monkey et Tigre et dragon) et une masterclass. C’est grâce à cet hommage que nous avons pu rencontrer le maître et réaliser cette entretien d’une trentaine de minutes pendant lequel nous avons pu balayer sa carrière de ses débuts en tant que cascadeur jusqu’aux importants projets auxquels il est attaché, un peu de Tsui Hark et de l’évolution du cinéma d’action… Ainsi, au hasard de la discussion nous apprenons par exemple qu’il repartait à Hong Kong pour poursuivre le tournage de The Grandmasters de Wong Kar Wai qui n’est donc pas encore terminé, et qui a peu de chances d’être présenté à Venise comme le voulait la rumeur.

La totalité de l’entretien (avec traductrice, que je soupçonne d’avoir sévèrement coupé les réponses) ci-dessous.

Un grand merci à Simon Helloco et Dimitri Larcher.