Giant God Warrior Appears In Tokyo : Ghibli en live

de le 25/04/2013
 
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Les dieux guerriers de Nausicaä sont de retour, et en live action cette fois. Pour sa toute première production complète hors animation, le studio Ghibli met les petits plats dans les grands avec un court métrage incroyable pour célébrer les Tokusatsu. Aux rênes du projet, ce n’est ni plus ni moins que la team derrière Evangelion. Difficile de rêver plus belle dream team.

Les japonais sont fiers de leur culture populaire. A tel point qu’en 2012 a eu lieu au musée d’arts contemporains de Tokyo une exposition célébrant les Tokusatsu, ces séries TV et films mettant en scènes héros costumés, monstres gigantesques et autres créatures fantastiques. Une forme d’arts dérivée d’éléments du kabuki et qui a commencé à se populariser sous sa forme moderne dans les années 50 avec notamment le Godzilla d’Ishirō Honda. Et pour apporter une attraction supplémentaire à cette exposition, un court métrage a été commissionné par Hideaki Anno, qui n’est autre qu’un animateur du film Nausicaä et le créateur de la série Neon Genesis Evangelion. Le court métrage, produit par le studio Ghibli, a été réalisé par Shinji Higuchi, auteur du film The End of Evangelion, créateur de storyboards pour Casshern, chargé des effets spéciaux sur plusieurs Gamera et à l’occasion réalisateur, avec par exemple The Sinking of Japan et Lorelei. C’est la seconde fois que le studio est impliqué dans un film live, après Transparent: Tribute to a Sad Genius de Katsuyuki Motohiro qu’il avait coproduit en 2001.

Giant God Warrior Appears In Tokyo

Giant God Warrior Appears In Tokyo c’est presque 9 minutes de destruction de Tokyo par une créature gigantesque. Une créature directement issue de l’imaginaire de Haya Miyazaki car il s’agit d’un des dieux guerriers vus dans Nausicaä. Situé dans un Japon contemporain, on peut très bien y voir une prequel à son film, en même temps qu’une approche live de ce qu’aurait donné Evangelion sous cette forme. C’est apocalyptique et en même temps très poétique, on sent énormément la signature du studio Ghibli, même si l’association entre la silhouette de Totoro et cette vision infernale est à priori compliquée à établir (et ce même si les monstres peuplent l’univers de Miyazaki).

Voilà ce que donne une des plus belles réunions de talents possible, en espérant que le studio Ghibli prenne l’expérience comme une opportunité de, pourquoi pas, développer une branche live action en complément de l’animation.