Transformers (Michael Bay, 2007)

de le 21/04/2009
 
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Alors que le deuxième épisode pointe le bout de son nez (sortie le 24 juin 2009) c’est une bonne occasion de se revoir le premier, film qui après Bad Boys II m’a réconcilié avec un réalisateur sur lequel j’ai souvent craché mon venin. Mais c’était mérité! Michael Bay n’est pas un artiste… non il ne suffit pas de faire des beaux plans avec des couchers de soleil, des poses d’acteurs façon Jésus et des filtres de couleur pour s’auto-proclamer réalisateur de longs métrages! Et puis il est quand même coupable de 2 atrocités sur pellicule: Armageddon et Pearl Harbour (même pas vu en entier tellement c’était éprouvant)… mais ça n’est pas que sa faute! Non il y avait derrière lui tonton Jerry Bruckheimer, l’homme qui voit des billets verts à la place des bobines de pellicule. Résultats: du patriotisme foireux à tous les étages (Ah l’amour de la bannière étoilée!),  des sous-intrigues bidons, des gags à deux balles qui occultent l’essentiel, la seule raison qui nous pousse encore à voir ses films, les scènes d’action!

Car il y a un domaine pour lequel Michael Bay est doué, c’est pour l’action. Il sait comment divertir le spectateur capable de faire l’effort surhumain de déconnecter son cerveau le temps d’un film et de se laisser aller à ses plus bas instincts, la régression totale. La preuve se trouve dans Bad Boys II, film très con avec des situations auxquelles on ne croit pas un seule seconde, mais diablement efficace, ou encore la 2ème partie de The Island, quand Bay comprend que les histoires de SF compliquées c’est pas son truc, que lui c’est dans le bourrin qu’il est bon!

Alors quand tonton Spielberg lui propose de produire une adaptation des Transformers, le petit Michael il est comme un gosse à Noël et se frotte bien les mains et annonce à tout le monde: « Je vais faire ce que je maitrise le mieux! Je vais tout faire péter, et en plus avec des robots géants dedans! » et le résultat c’est presque 2h d’action quasi non-stop avec des robots qui se mettent sur la gueule à toute allure dans un fracas de métal plissé. C’est simple, il n’y a que très peu de scènes molles, il y a quelques passages humoristiques obligés mais qui passent pas trop mal, il y a un scénario qui n’est qu’un prétexte… bref on n’est loin d’un film d’auteur.

Bay a réussi le pari incroyable de nous faire retomber en enfance (quel petit garçon n’a pas joué avec des Transformers??) et devant ce spectacle qu’on doit admettre de toute beauté, car c’est vraiment bien foutu, où des robots gigantesques s’affrontent, en laissant derrière eux des champs de ruines, dans un déluge d’effets spéciaux juste parfaits, on reste un peu bouche bée (Bay ^^) car c’est du vrai grand spectacle. On a l’impression que le seul objectif de Michael Bay sur ce film est de partager avec le spectateur ce délire de pyrotechnie mégalo.

En plus il a su rameuter un casting bien costaud avec celui que tout le monde s’arrache en ce moment malgré sa tête à claques, Shia LaBeouf et la (mais alors vraiment) très mignonne Megan Fox. Autour d’eux des seconds rôles bien sympas avec John Turturro, Jon Voight, Josh Duhamel et Kevin Dunn.

Tout plein de clichés mais vraiment rien que pour le spectacle le film vaut le coup d’oeil. Ca renoue avec un cinéma qu’on avait plus vraiment l’habitude de voir, et où seul compte le plaisir. On en ressort ébahi, avec le cerveau qui est reparti 20 ans en arrière mais c’est pas grave quand on sait apprécier le cinéma qui fait boum boum.

FICHE FILM
 
Synopsis

Une guerre sans merci oppose depuis des temps immémoriaux deux races de robots extraterrestres : les Autobots et les cruels Decepticons. Son enjeu : la maîtrise de l'univers... Dans les premières années du 21ème siècle, le conflit s'étend à la Terre, et le jeune Sam Witwicky devient, à son insu, l'ultime espoir de l'humanité. Semblable à des milliers d'adolescents, Sam n'a connu que les soucis de son âge : le lycée, les amis, les voitures, les filles... Entraîné avec sa nouvelle copine, Mikaela, au coeur d'un mortel affrontement, il ne tardera pas à comprendre le sens de la devise de la famille Witwicky : "Sans sacrifice, point de victoire !"