Transformers 2 : la revanche (Michael Bay, 2009)

de le 25/06/2009
 
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Ça y est! On peut enfin donner notre verdict sur qui est le gagnant du petit concours de qui a la plus grosse lancé entre Michael Bay et McG (faut croire qu’il existe un monopole du robot au cinéma…) et malgré toutes les qualités de Terminator Renaissance, on est bien obligés de constater que le blockbuster le plus impressionnant de l’été c’est Transformers 2! Bay l’avait promis qu’il passerait la seconde, qu’il en ferait encore plus… il n’a pas menti! Après un premier Transformers dans lequel il a pris contact avec ses nouveaux jouets, le voilà bien à l’aise pour s’amuser comme un fou en appliquant à la lettre le principe « Bigger, Stronger, Faster » pour un résultat interdit aux épileptiques, aux personnes qui ont des yeux et des oreilles fragiles et sans doute à déconseiller sur un home-cinéma si on a des voisins (ou à conseiller selon les rapports avec les voisins bien entendu). C’est un spectacle gigantesque, épique, con, qui défie tous les trucs les plus fous qu’on a vu au cinéma… c’est une nouvelle récréation du petit Michael Bay.

On se souvient de l’ouverture du premier film sur la base militaire dans le désert, c’était déjà énorme, on pouvait donc au mieux espérer qu’il fasse aussi bien pour lancer le deuxième épisode. Et bien ça commence encore plus fort!!! Après un déploiement d’Autobots et l’apparition d’un Decepticon titanesque, on assiste à la destruction d’au moins un quart de la ville de Shanghai! Poursuites de dingue, explosions dans tous les sens… Bay casse tout ce qu’il peut et il le fait très bien, il faut le dire. Et pour être franc, dans le genre divertissement très con et bien jouissif, ce nouveau Transformers 2 se pose là en référence. Niveau destruction massive c’est du très très lourd et rien n’est épargné! Ca démolit tout en Chine, aux US, en France (Et miracle! Pour la première fois dans un blockbuster américain les français n’ont ni béret ni baguette de pain!!!) et surtout en Egypte où l’essentiel du film va se passer…

On passera rapidement sur le fait qu’une Camaro et une Corvette qui roulent tranquillement dans des dunes de sable on y croit moyen… ou Sam et Mikaela qui se font le trajet Louxor/Gizeh à pied en quelques minutes (après tout il ne doit y avoir que quelques milliers de kilomètres… facile)… il n’y a rien de réaliste là-dedans malgré la volonté de l’équipe de créer des robots aussi proches du réel que possible. Et sur ce point on peut encore dire bravo à ILM. Les SFX du premier étaient déjà miraculeux, là ça passe encore à la vitesse supérieure. Les interactions avec l’environnement ou les acteurs ne posent jamais problème, les transformations sont toujours aussi précises mais si la caméra virevoltante de Bay empêche parfois d’y voir clair… Bref les robots sont sacrément réussis! Et heureusement car il y en a un paquet!!!

Alors que dans Transformers on en avait une petite quinzaine à tout casser, dans la suite il y en a plus de quarante!!! Il faut dire que le film dure tout de même pas loin de 2h30 et qu’il fallait les remplir en comblant la faiblesse principale du premier, de sérieux problèmes de rythme. C’est chose faite car on ne voit pas le temps passer… en même temps pendant les 3/4 du film on voit des robots géants (ou minis) de mettre sur la gueule!! C’est que du bonheur hyper régressif encore une fois sauf que là on ne s’ennuie jamais. De plus on appréciera les petits clins d’oeil à la profession (Cloverfield, Matrix) et en particulier à tonton Spielberg ici producteur, en particulier dans une séquence qui nous rappelle au bon vieux temps des Gremlins!

Donc niveau action c’est du presque non-stop, les séquences d’anthologie se suivent à toute vitesse. On retiendra particulièrement l’intro à Shanghai, un combat assez exceptionnel entre Optimus prime et plusieurs Decepticons pour sauver Sam, dans une forêt et enfin toute la partie du combat en Egypte qui semble ne jamais s’arrêter et fait monter la surenchère pyrotechnique vers des sommets!! A tel point qu’on est pas loin de friser l’indigestion…

Par contre il y a eu un gros changement au niveau de l’humour du film… Certes il était déjà présent et pas très fin dans le premier mais là aussi c’est encore plus! Et autant certains gags sont plutôt hilarants (John Turturro assure encore un max) autant d’autres sont vite énervants. En particulier le duo de jeune Autobots qui deviennent vite insupportables… Pour le reste on retrouve une équipe connue, tous les acteurs sauf John Voight sont de retour, Shia LaBeouf est de mieux en mieux, plus adulte, Megan Fox est… le mieux c’est de voir la photo ci-dessus… Tous les autres assurent le boulot mais Transformers 2 n’est pas vraiment un film d’acteurs.

Au niveau des regrets, le duel final tant attendu ne tient pas vraiment ses promesses, la faute à tout le spectacle qui a précédé… il semble donc un peu fade. Le Devastator aussi déçoit un peu, sa transformation est impressionnante et fait un peu penser à celle du Sandman dans Spiderman 3 mais ensuite il n’impressionne pas plus que ça, tout comme Megatron qui a sacrément perdu de son charisme…

Ne boudons pas ce plaisir limite bestial de retrouver ce spectacle qui dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer à l’époque où on s’amusait avec ces jouets… Transformers 2 est un concentré de spectacle qui en fait des tonnes, souvent trop, tant il est généreux.. Ça ne restera qu’un blockbuster estival hyper régressif c’est certain mais on ne regrette pas vraiment d’avoir payé sa place de cinéma. Ceci dit, entre un découpage parfois illisible, un récit bien trop long et un humour au ras des pâquerettes, il y a du déchet et pas qu’un peu.

FICHE FILM
 
Synopsis

Deux ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l'univers d'une bataille décisive entre les deux clans rivaux de robots extraterrestres. Malgré ses exploits, Sam reste un adolescent préoccupé par les soucis des jeunes gens de son âge : alors qu'il s'apprête à entrer à l'université, il doit se séparer de sa petite amie Mikaela et de ses parents pour la première fois de sa vie. Il lui faut aussi tenter d'expliquer son départ à son nouvel ami, le robot Bumblebee. Sam aspire à vivre une vie normale d'étudiant, mais il doit tourner le dos à son destin pour y parvenir. Si Sam a fait ce qu'il a pu pour tirer un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses préoccupations quotidiennes, la guerre entre les Autobots et les Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs changements. Le Secteur 7 a ainsi été dissout et son plus fidèle soldat, l'agent Simmons, a été révoqué sans ménagement. Résultat : une nouvelle agence, NEST, a été mise en place...