The Twins Effect II (Corey Yuen & Patrick Leung, 2004)

de le 01/04/2009
 
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Les voies du box-office sont impénétrables… Twins Effect premier du nom était un mauvais film mais a fait un gros score, du coup en producteurs avisés la EMG (Emperor Multimedia Group, pourquoi rester humble…) refinance une suite à l’hécatombe pour refaire un peu de pub aux Twins qui n’en avaient pas vraiment besoin. Exit les 2 réalisateurs du premier film, exit Donnie Yen aux chorégraphies, et voilà Corey Yuen (qui n’en est pas à sa première bouse) et Patrick Leung (ancien grand espoir de HK qui n’aura pas survécu artistiquement à 1997) aux commandes d’une fausse suite mais vrai nanard bourré aux dollars. Ca s’appelle un gros ratage mais c’est tellement con que ça en devient marrant… parfois…

Ça commence plutôt mal avec une scène de « combat » entre les 2 Twins qui nous rappelle celle mémorable pour l’ours en peluche du premier, bien entendu on n’y croit pas du tout et c’est filmé en pompant à fond sur Azumi de Kitamura… Et ce n’est que le début d’un festival de nawak comme on en voit que rarement!

Pour mélanger les genres dans un film il faut avoir du talent pour ne pas être ridicule, visiblement ce n’est pas le cas ici en citant des films d’heroic-fantasy, des WXP et autres, ça tourne vite au n’importe quoi imbuvable. Et 5 scénaristes (dont l’acteur Lam Suet qui a du écrire ça entre 2 paquets de chips) n’y changent rien, le scénario est absolument ridicule. Pourtant les films nawaks ça peut être bien, genre Legend of Zu ou Doomsday, mais il faut des éléments de qualité, et ici il n’y en a pas beaucoup.

Une fois de plus des deux Twins il n’y a que Gillian Chung à sauver car en plus d’être mignonne elle joue pas mal et semble relativement impliquée. Mais Charlene Choi c’est juste une catastrophe, en plus elle se remet à hurler dans une scène où on est à deux doigts d’appuyer sur l’avance rapide… mais on ne le fait pas en espérant qu’elle se prenne une claque, qu’elle ne se prend jamais… Les autres acteurs ne valent pas mieux. Jaycee Chan, le fils de Jackie, est insipide au possible (le pauvre en plus d’être carrément moche il n’a aucun talent, ou alors il le garde bien caché), Donnie Yen (dit « la classe incarnée ») se demande ce qu’il fait là… Il n’y a que Tony leung Ka-fai qui assure vraiment dans un rôle méconnaissable et bien drôle.

La plupart des gags tombent à plat et on rit plus de la bêtise de ce qu’on voit à l’écran. C’est pas vraiment bien mis en scène, même si c’est pas honteux, et les chorégraphies de Corey Yuen sont sympas mais pas bien mises en valeur, c’est dommage. Il faudra leur dire que mettre des éléments de décor devant les personnages pendant une scène de baston ça cache un peu tout…

Mais finalement, malgré les décors, costumes, musiques et effets spéciaux complètement foireux (pourquoi utiliser des doubles numériques mal foutus dans un pays où on trouve les meilleurs cascadeurs du monde?), et bien on s’ennuie moins que dans le premier Twins Effect! En effet c’est tellement bis (voir limite Z) que c’est marrant! Entre la transformation de Tony Leung (mémorable), la grosse maréchale, les vampires ridicules… L’amateur de nanard se régale.

Bon il faut dire aussi qu’il y a une scène en plein milieu du film qui vaut vraiment le coup d’oeil, un long fight entre Donnie Yen et Jackie Chan qui se donnent bien comme il faut, mais ça fait maigre sur 1h45 de film… Et oui on se console comme on peu car Twins Effect II, en restant tout à fait objectif, c’est un très mauvais film qui veut se la jouer épique.

FICHE FILM
 
Synopsis

Au royaume de Huadu, gouverné par une reine cruelle, les hommes sont réduits en esclavage. Mais une prophétie affirme qu’un jour, un jeune garçon, né pour devenir roi, rendra aux hommes leur liberté après s’être emparé de la mythique épée de feu. En quête de gloire et de fortune, deux jeunes artistes se produisant dans un cirque itinérant se retrouvent en possession d’une mystérieuse carte au trésor. Afin de les protéger dans leur quête, Helen et Gipsy, deux redoutables guerrières que tout oppose, se joignent à eux. C’est le début d’une fabuleuse odyssée…