Planète terreur (Robert Rodriguez, 2007)

de le 21/08/2007
 
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Attendu de pied ferme par toute une horde de cinéphiles nostalgiques ou nouveaux fans du cinéma d’exploitation des 70’s, le projet Grindhouse a donné naissance à 2 oeuvres complémentaires mais si différentes! Si Quentin Tarantino a profité du concept pour faire du Tarantino à la sauce grindhouse, le vilain petit canard Robert Rodriguez a lui bel et bien pondu un film grindhouse, à la « sauce » Rodriguez. Car oui, il a beau ne pas être très doué, avec des carences assez terribles en mise en scène et en découpage, l’énergumène possède un style assez reconnaissable.

Et le résultats est un véritable délice pour tous les amoureux du cinéma bis, ce « sous-cinéma » souvent plus noble que l’autre et tellement plus divertissant. Il ne faut pas oublier que Rodriguez avait déjà oeuvré pour le genre avec Une Nuit en enfer, film culte dont la seconde partie hyper jouissive débordait déjà de gore. Dans Planète terreur on retrouve le Rodriguez qui se fait plaisir et par la même occasion nous fait plaisir! Le scénario (une substance qui change les gens en zombies est lâchée à l’air libre) n’est qu’un prétexte à tous les débordements. Dans Planète terreur ça baise, ça insulte et ça flingue en permanence, du vrai cinéma d’exploitation à la fois respectueux et complètement vulgaire, outrancier jusqu’au bout.

Comme dans tout bon film du genre on a une galerie de personnages hallucinante: Rose McGowan en go-go danceuse qui se retrouve avec une mitraillette à la place de la jambe, Freddy Rodriguez en « El Rey » descendant direct d’Antonio Banderas dans Desperado, Naveen Andrews en scientifique/business man collectionneur de testicules… et tant d’autres gueules incroyables (Bruce Willis, Michael Biehn, Josh Brolin, Marley Shelton…). C’est bien simple dans ce film c’est du plaisir à l’état brut, 400 idées débiles à la seconde, du gore qui tâche, de l’action quasi-ininterrompue. Jouissif, tout simplement. À tel point qu’on en oublie complètement les égarements techniques, qui de toute façon entrent dans le concept de faire du moche à l’écran.

En plus Robert Rodriguez, contrairement à Quentin Tarantino, a bien conservé l’idée de base du projet. En effet de grosses rayures et défauts de pellicule sont présents sur tout le film, une bobine manque à l’appel, la colorimétrie change, le son saute parfois… et puis il y a en guise de hors d’oeuvre cette bénédiction qu’est le trailer de Machete, un grand moment de délire!

FICHE FILM
 
Synopsis

Dans une petite ville, William et Dakota Block, un couple de médecins, constatent que leurs patients sont soudain frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant... De son côté, Cherry, go-go danseuse, s'est fait arracher la jambe lors d'une attaque. Wray, son ex-petit copain, veille sur elle. Mais Cherry a beau être au plus mal, elle n'a pas dit son dernier mot. Tandis que les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés, Cherry et Wray prennent la tête d'une armée destinée à empêcher l'épidémie de se propager. Si des millions d'individus sont contaminés et beaucoup succombent, une poignée d'entre eux se battront jusqu'au bout pour se réfugier dans un lieu sûr...