Le Transporteur (Louis Leterrier & Corey Yuen, 2002)

de le 03/06/2007
 
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C’est vrai qu’il est de bon ton de dénigrer les productions Europacorp. et les choix souvent douteux de Luc Besson. C’est un fait. Certes tout cela est souvent mérité tant il nous a abreuvé depuis quelques années d’immondices tels que la série des Taxi ou les Yamakasi. Mais pourquoi continuer à lui cracher à la gueule quand il produit enfin un film qui ne le mérite absolument pas? Car ce Transporteur ne le mérite vraiment pas, loin de là. Pour une fois le système Besson trouve ses marques sans être ridicule et évite nombre de clichés agaçants. Mieux, il se pose comme une sorte de symbole du savoir-faire du studio qui n’a pas grand chose à envier aux mêmes types de productions à l’étranger. D’ailleurs il s’agit d’une co-production avec les USA, ou comment s’imposer chez l’oncle Sam avec les mêmes armes. Oubliez toutes notions de finesse, ça n’a jamais vraiment été le fort du bonhomme, y compris dans ses réalisations, Le Transporteur est un film assez con qui ne vise qu’à divertir, et c’est déjà pas mal quand on voit le nombre de réalisateurs français qui s’amusent à se prendre la tête pour aboutir sur du vide. Là au moins on s’amuse.

Certes on trouve beaucoup d’éléments foireux comme le montage parfois épileptique, qui fait perdre beaucoup de puissance à la course poursuite dans la ville de Nice par exemple. On y trouve aussi et malheureusement un humour franchouillard un peu déplacé (François Berléand est excellent comme toujours mais n’est pas vraiment à sa place) mais il faut avouer que le but des réalisateurs est atteint: on ne s’ennuie pas une seule seconde! Et c’est tellement rare de nos jours un film qui évite les bla-blas inutiles, les intrigues à tiroirs et sous-intrigues qui perdent même le scénariste. Ici l’objectif était très clair pour le producteur Besson comme pour Louis Leterrier : DIVERTIR! Et ça fonctionne! On se croirait presque revenus à la belle époque où Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger se tiraient la bourre pour savoir qui était le plus bourrin des 2, la guerre des action heroes.

C’est tout con, c’est comme les productions d’Europe de l’est avec Steven Seagal et Dolph Lundgren sauf qu’il y a plus de pognon sur la table et un vrai réalisateur aux manettes, même s’il s’amuse plus qu’il ne met en scène. On a donc droit à tout ce qui peut séduire le spectateur primate de base : courses poursuites, jolies filles, explosions, bastons de folie, cool attitude, gunfights. Et tout ça parfaitement emballé, sans véritables éclair de génie, mais toujours honnêtement. Bien entendu les scènes les mieux réalisées sont les combats, chorégraphiées et dirigées par Corey Yuen, on sent qu’il y a un grand talent à ces moments là. Mais Leterrier s’en sort également très bien pour tout le reste. Et puis il faut aussi avouer que Jason Statham en impose avec son physique de bulldozer, il devient avec ce film la nouvelle icône du film d’action décérébré.

Disons-le haut et fort, le Transporteur n’est pas un bon film si on le prend avec un regard mou et objectif. Mais ce film procure un plaisir intense qui n’est pas sans rappeler ce bonheur incroyable de notre enfance, le cultissime Commando. Le niveau n’est pas tout à fait le même c’est certain, mais il semble bien que la relève soit en partie assurée et ça fait plutôt plaisir. Ne manque plus que la violence soit tout aussi décomplexée et ça sera parfait dans le genre.

Date de sortie cinéma : 23 octobre 2002

Synopsis : Pour les livraisons à haut risque, Franck est toujours là. Comme les autres, il obéit aux trois règles d’or : ne poser aucune question, ne pas ouvrir les colis et ne pas enfreindre les deux premières au risque d’y trouver la mort.
Mais cette fois-ci, Franck a ouvert le sac posé dans son coffre et a découvert une jeune femme se nommant Lai. Face à ce cas de conscience et à une sombre affaire de trafic humain, il ne va plus pouvoir fermer les yeux et décide d’aider ce « colis » un peu spécial.

FICHE FILM
 
Synopsis

Pour les livraisons à haut risque, Franck est toujours là. Comme les autres, il obéit aux trois règles d'or : ne poser aucune question, ne pas ouvrir les colis et ne pas enfreindre les deux premières au risque d'y trouver la mort. Mais cette fois-ci, Franck a ouvert le sac posé dans son coffre et a découvert une jeune femme se nommant Lai. Face à ce cas de conscience et à une sombre affaire de trafic humain, il ne va plus pouvoir fermer les yeux et décide d'aider ce "colis" un peu spécial.