Happy Feet (George Miller, 2006)

de le 15/07/2007
 
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Enfin un nouveau film d’animation en 3D qui sort de la (fausse et vaine) bataille entre Pixar et Dreamworks! Et quel film! Mis en scène par le grand George Miller, le créateur de Mad Max tout de même, mais aussi de Babe, le cochon dans la ville, et co-réalisé par les anciens acteurs australiens Warren Coleman et Judy Morris. Happy Feet est sorti en pleine mode du pingouin sur grand écran (La Marche de l’empereur, Les Rois de la glisse…), le film avait tout pour intriguer même si on pouvait s’attendre à une nouvelle histoire basique, pour ne pas dire archi-rabâchée, maquillée en une énorme performance technique… et si cette dernière est clairement au rendez-vous, le moteur 3D de Pixar étant littéralement bluffant, quasiment photo-réaliste, on est à des années lumières d’un récit prétexte à un étalage de virtuosité technique. Happy Feet développe un scénario formidable qui dépasse d’une tête nombre de long métrages live. Mais sans pour autant oublier sa vocation première de divertissement grand public. Une réussite sur toute la ligne.

En effet, Happy Feet est un surprenant mélange de documentaire animalier (les moeurs des pingouins sont très étudiés), de pure comédie musicale (avec des chorégraphies « réalistes » pour des pinguins) et surtout de quête initiatique pour le jeune Mumble qui ne sait pas chanter comme ses pairs mais qui a une incroyable faculté à danser (avec plusieurs hommages à Elvis Presley!). On peut ajouter à cela de belles réflexions sur la différence, en proposant une relecture moderne du vilain petit canard, sur une société gouvernée par la pensée unique, sur l’adolescence… bref des thèmes universels fort bien traités.

On trouve en plus une galerie de personnages hauts en couleurs, toute une série de références savoureuses comme ce groupe de petits pingouins latinos complètement irrésistibles. Ajoutons à celà un message écologiste assez discret sauf dans son dénouement et on obtient un des films d’animation les plus plaisants de ces dernières années, un des plus intelligents et proches du cinéma live aussi. Pixar n’est pas indétronable, la preuve est là. Il suffit de rassembler les talents nécessaires mais surtout, chose souvent oubliée, l’animation a besoin de vrais metteurs en scène avec un regard de cinéaste. Des animateurs ne sont pas nécessairement des metteurs en scène et George Miller, malgré les quelques casseroles qu’il se traîne, en est un grand, la preuve est là, éblouissante.

La plus belle réponse à la perfection des productions Pixar ne vient pas de l’ennemi héréditaire Dreamworks mais d’Australie. Happy Feet est une réussite éblouissante du début à la fin, transcendant le statut de ‘film d’animation’, toujours réducteur pour des raisons pas très claires, pour devenir tout simplement un vrai et grand film. Un propos universel, une mise en scène de haute volée qui sublime le discours, et on obtient cette petite merveille qui brasse des idées essentielles sans oublier le spectacle ébouriffant. Sublime.

Date de sortie cinéma : 6 décembre 2006

Synopsis : Un manchot de l’Antarctique n’arrivera jamais à rien s’il ne sait pas chanter, et le pauvre Mumble est sans conteste le pire chanteur du monde. Son talent à lui, c’est… les claquettes, qu’il pratique en virtuose, avec une ardeur confondante.
Bien que sa maman, Norma Jean, trouve ce don « tout à fait charmant », son père, Memphis, juge que « ça ne fait vraiment pas pingouin ». Tous deux savent aussi que leur rejeton ne trouvera l’âme soeur que le jour où il saura pousser son « chant d’amour ».
Le hasard fait bien les choses : Gloria, la seule et unique amie de notre héros, est la meilleure chanteuse de la région. Mumble et elle sont copains depuis toujours, bien que cette gracieuse créature ait encore du mal à accepter son étrange « anomalie ».
Banni de la tribu, Mumble se lie avec les Amigos de Terre Adélie, un groupe latino exubérant, mené par Ramon…

FICHE FILM
 
Synopsis

Un manchot de l'Antarctique n'arrivera jamais à rien s'il ne sait pas chanter, et le pauvre Mumble est sans conteste le pire chanteur du monde. Son talent à lui, c'est... les claquettes, qu'il pratique en virtuose, avec une ardeur confondante.
Bien que sa maman, Norma Jean, trouve ce don "tout à fait charmant", son père, Memphis, juge que "ça ne fait vraiment pas pingouin". Tous deux savent aussi que leur rejeton ne trouvera l'âme soeur que le jour où il saura pousser son "chant d'amour".
Le hasard fait bien les choses : Gloria, la seule et unique amie de notre héros, est la meilleure chanteuse de la région. Mumble et elle sont copains depuis toujours, bien que cette gracieuse créature ait encore du mal à accepter son étrange "anomalie".
Banni de la tribu, Mumble se lie avec les Amigos de Terre Adélie, un groupe latino exubérant, mené par Ramon...