Dragonball Evolution (James Wong, 2009)

de le 01/05/2009
 
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Il y a des films comme ça, on ne sait pas trop pourquoi on les regarde… peut-être que malgré des photos de productions calamiteuses et des bandes annonces ridicules notre inconscient réussit à nous persuader qu’on peut toujours avoir droit à une bonne surprise! Oser regarder ce Dragonball Evolution c’est faire preuve d’une vraie ouverture d’esprit, voir même d’une sorte de masochisme cinéphilique… On sait que ça va être pourri mais on y va quand même, ça permet sans doute d’encore plus apprécier un bon film par la suite car ici on est complètement dans le pur produit mercantile râté, le niveau 0 du cinéma (si on peut encore parler de cinéma devant un truc aussi affligeant…) qui ose salir pendant 1h20 (heureusement le supplice est court) une saga mythique… Voici l’histoire d’un scénariste et d’un réalisateur qui décident d’adapter un manga qu’ils ne connaissent pas, contrairement à des millions de personnes… LE film de la honte!

Tout d’abord, pour ce qui est de l’adaptation… Dragonball c’est quand même un dessin animé culte (avant même d’être un manga pour nous français) qui a bercé toute une génération (la mienne) pendant de longues années. Un univers fantastique, drôle, violent, des bastons d’anthologie, des personnages super attachants qu’on a vu grandir… sans parler de l’aspect sexy et lubrique sagement effacé du dessin animé et qu’on a pu découvrir plus tard sous forme de manga.

Ici on ne retrouve rien! Si ce n’est le nom de certains personnages… Goku va à l’école avec Chichi, c’est le chien-chien de Piccolo quand il se transforme (à chaque éclipse, c’est plus sympa qu’à la pleine lune sauf que ça arrive moins souvent), Piccolo cherche les Dragonball… on perd à peu près tous nos repères sagement acquis. En plus graphiquement c’est complètement hors sujet! Faut voir la gueule de Goku après sa transformation… on ne sait pas si on doit rire ou pleurer… mais ça rejoint le niveau du reste des SFX, déplorables avec même des transparences foireuses comme dans les années 60! Et puis les fameux Kamehas!!! Bon ben ils sont nuls aussi et on peut même allumer des bougies avec…

En fait on croirait presque que le scénariste Ben Ramsey (mémo: ne plus jamais aller voir un film écrit par ce tâcheron) a pioché divers éléments de la saga et les a tous mélangés, comme s’il avait vu un épisode sur 50…

A la base transposer l’histoire aux Etats-Unis, on pouvait déjà se méfier… mais là on touche vraiment au ridicule, mais le pire de tout c’est que ça se prend au sérieux!!! Dans des rares scènes de combat qui n’ont aucun ampleur Wong s’amuse à nous faire des mouvements de caméra acrobatiques (et moches), les chorégraphies sont hideuses (quand on ne sait pas utiliser des câbles et bien on ne s’en sert pas!) et mal cadrées… Catastrophique alors que c’est justement à ça qu’on pouvait se raccrocher.

Et les acteurs… Justin Chatwin (Goku) qui était déjà bien insupportable dans la Guerre des Mondes ne s’est pas arrangé avec sa coupe Tektonik, Chow Yun-fat on l’aime bien mais faudrait qu’il arrête avec les rôles ridicules et qu’il retourne en Chine, y’a que là-bas qu’ils ont compris comment le faire jouer (et puis le prendre en master Roshi… j’en pleure encore). Le gars qui joue Piccolo on dirait qu’il porte une minerve en permanence tellement son costume (moche) lui empêche de tourner la tête… Passons sur Yamcha qu’on ne voit presque pas pour s’attarder sur les personnages féminins qui sont la dernière bouée de sauvetage d’un naufrage quasi-complet. Emmy Rossum, Jamie Chung et Eriko Tamura ont des rôles ridicules comme tout le monde mais elles sont quand même super mignones!

Bref, adaptation ratée, décors en carton pâte, filmé avec les pieds, mal joué, pas drôle, ennuyeux malgré sa courte durée… Ce DragonBall accumule les tares pour un résultat qui en plus d’être un scandale pour qui aime cet univers est une véritable purge dont on ne peut même pas rire au second degré, à vite oublier!

FICHE FILM
 
Synopsis

Dans les temps anciens, la Terre faillit être détruite par des forces maléfiques. Pour s'en prémunir, sept sages créèrent les boules de cristal : les Dragonballs. Décidées à prendre leur revanche, les forces du Mal sont désormais de retour, et un seul guerrier d'exception est capable d'empêcher le pire. Le jeune Sangoku va alors découvrir le jour de ses 18 ans que son destin est trés loin de ce qu'il avait imaginé. Après la mort accidentelle de son grand-père, il rencontre Maître Roshi, un expert en arts martiaux qui lui révèlera le secret et le pouvoir des Dragonballs. Sangoku se retrouve alors investi d¹une mission cruciale : retrouver toutes les boules de cristal avant son ennemi le plus cruel, Piccolo. Il se lancera dans une course effrénée aux côtés de Bulma, une scientifique brillante, Yamcha, un bandit du désert, et Chi Chi pour qui son coeur bat. Pour Sangoku, cette quête des Dragonballs pourrait bien aussi être celle de son identité.