Dario Argento’s Dracula : la bande annonce

de le 12/05/2012
 
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Quand on jette un œil à la carrière de Dario Argento, on a un peu l’impression de voir le cas d’école d’un des plus grands réalisateurs de l’histoire qui a complètement rendu les armes mais persiste à faire des films pour des raisons inexplicables. Grosso modo, depuis Le syndrome de Stendhal en 1996, son dernier effort réjouissant, il a alterné les films mineurs, dans le meilleur des cas, et les grosses bouses carrément indignes dans ses pires moments. C’est dire la surprise de voir son Dracula tourné en 3D stéréoscopique, qui créait gentiment quelques fous rires au marché du film l’année dernière, aux clichés de production complètement risibles, au vidéos lancées trop tôt sur la toile, se retrouver en sélection du très sérieux Festival de Cannes.

Alors certes le film est en séance de minuit, la sélection des excès, mais tout de même, quel choc. Dario Argento’s Dracula (titre dans le style très humble d’un « Stanley Kubrick’s Shining ») c’est un peu la présupposée blague de ce festival, avec son casting incroyable (Thomas Kretschmann, Marta Gastini, Asia Argento, Rutger Hauer…), ses décors tout cheapos et ses plans improbables. Et pourtant, il doit bien y avoir un raison pour qu’il ait tapé dans l’œil du comité de sélection. L’autre blague, un peu moins drôle, c’est de noter que si Dario Argento avait été mis à l’honneur du festival l’année dernière avec la diffusion de Suspiria à Cannes Classics, il a toujours été ignoré pendant sa grande période créatrice des années 70-80. Il avait beau redéfinir tranquillement les codes du cinéma contemporain, il faisait des films d’horreur et des films d’horreur à Cannes, quelle drôle d’idée…

Mais mieux vaut tard que jamais. Espérons que pour sa première véritable projection cannoise, à 72 ans, la légende Dario Argento ne soit pas la cible  des quolibets. En attendant, voici à quoi ressemble son Dracula en 3D.